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Parcs Nationaux

 

Les parcs nationaux sont des territoires remarquables pour l’intérêt national compte-tenu du caractère exceptionnel qu’y présentent la nature, les paysages ou le patrimoine culturel. Les parcs nationaux sont des territoires remarquables pour l’intérêt national compte-tenu du caractère exceptionnel qu’y présentent la nature, les paysages ou le patrimoine culturel.

Les parcs nationaux français, créés à partir de 1963, sont actuellement au nombre de 10. Les établissements publics administratifs qui en assurent la gestion sont placés sous la tutelle du ministère en charge de la protection de la nature et sont administrés par un conseil d’administration composé majoritairement d’acteurs locaux.

Les parcs nationaux sont ainsi créés pour répondre à cinq grands objectifs essentiels :
1) protéger et restaurer,
2) développer la connaissance,
3) promouvoir un développement durable,
4) faire connaître le patrimoine et accueillir,
5) contribuer aux politiques nationales et internationales.

Les parcs nationaux contribuent :

  • à la stratégie nationale pour la Biodiversité (sensibilisation des visiteurs, maintien des habitats naturels, protection des espèces, le cas échéant projets de réintroduction d’espèces disparues…) ainsi qu’à la stratégie nationale de transition écologique vers un développement durable à travers leurs actions de développement territorial ;
  • au développement du réseau d’aires protégées en France à travers la création du parc des Calanques en 2012, du futur parc des forêts de Champagne et de Bourgogne (prise en considération en 2015) et d’un projet de parc ciblé sur les zones humides (projet non programmé à ce stade) ;
  • à la protection du patrimoine culturel matériel et immatériel (sites archéologiques, patrimoine bâti, embellissement des villages, savoirs et savoir-faire locaux).

La réforme législative de 2006 a élargi leurs missions, en jetant les bases, autour de la zone protégée (qui est devenue « le cœur du parc ») d’une zone de libre adhésion des communes. Ces deux zones se distinguent par les ambitions que l’Etat leur confère :

  • le cœur (terrestre et/ou marin) est un espace de préservation et de connaissance des patrimoines naturels, dont il faut préserver ou restaurer les fonctionnalités et les dynamiques, mais aussi les patrimoines culturels matériels ou immatériels et paysagers, y compris ceux dont les activités humaines sont gestionnaires (agriculture – pastoralisme, sylviculture, etc…), ces patrimoines étant constitutifs du « caractère » du parc. Les travaux et les activités minières et industrielles y sont interdits et les autres activités y sont réglementées ;
  • et l’aire d’adhésion (ainsi que l’aire maritime adjacente pour les parcs disposant d’une partie maritime) est un espace de projet de développement durable concourant à la solidarité écologique avec le cœur.

Projet de territoire, la charte du parc national (approuvée par décret en Conseil d’État après un processus consultatif local et national, pour une durée de 15 ans), en intégrant la pluralité d’usages, de perceptions et de valeurs, définit pour le cœur et l’aire d’adhésion une politique concertée de protection, de mise en valeur et de développement durable. L’objectif visé est d’atteindre au niveau du territoire du parc national un niveau d’excellence environnementale par l’intégration de la préservation des patrimoines et des principes de durabilité dans les activités s’y exerçant.

Des établissements publics administratifs autonomes financièrement et dotés de personnalité morale sont créés pour assurer la gestion de chaque parc national. Ces établissements ont parmi leurs missions celle d’apporter aux collectivités territoriales et à leurs groupements un appui technique en matière de préservation des espaces naturels et pour la réalisation d’aménagements concernant le patrimoine naturel, culturel et paysager, dans les conditions prévues par le code des marchés publics. Cet appui technique est apporté dans le cadre des dispositions des chartes de parc qui peuvent prévoir explicitement des actions que l’établissement peut entreprendre. Il est en général tourné vers le développement durable des activités de tourisme et vers la coopération transfrontalière. Enfin, les établissements peuvent attribuer des subventions destinées au financement de projet concourant çà la mise en œuvre de la charte du parc, qui peuvent s’ajouter à d’autres cofinancements d’État.

Pour en savoir plus : www.parcsnationaux.fr